21 Sep Concours de calligraphie à Paris : Le chapitre final d’une belle aventure créative ✒🌸
L’aventure a commencé il y a plusieurs mois, dès la découverte de l’annonce au printemps.
Après des semaines de recherche, de création, puis l’expédition de mon travail au début de l’été, le moment est enfin venu de me rendre à Paris pour la cérémonie de remise des prix organisée sous l’égide de la Grande Mosquée de Paris.
C’est une initiative remarquable qu’il faut saluer : le monde de l’art a besoin de plus d’événements de ce genre pour faire rayonner la noblesse de cette discipline et encourager chacun à en découvrir la richesse.
Je vous emmène avec moi dans les coulisses de ce magnifique cheminement !
🎨L’esquisse et la recherche : le premier geste
Tout commence par une feuille blanche et un temps d’apprivoisement.
Avant d’aboutir à l’œuvre finale, il y a ces heures passées sur les brouillons : chercher l’équilibre des formes, tester le rythme du calame et laisser le geste s’affiner au fil des essais.🎨

2. L’envol de l’œuvre : un emballage sur mesure
Une fois la pièce finale achevée au début de l’été, vient l’étape primordiale de la préparation.
Pour qu’une calligraphie arrive à destination intacte, sans la moindre pliure ni altération de l’encre, chaque détail compte.
J’ai choisi de protéger soigneusement ma toile au format A3 avec du papier de soie (papier de velo), doux et protecteur, avant de la placer dans un carton rigide sécurisé.
C’est un moment fort en émotion : l’instant où la création quitte l’intimité de l’atelier pour entamer son voyage vers Paris.

🏛3. L’expérience parisienne et le partage
Quel bonheur de se retrouver dans la capitale au milieu d’autres passionnés pour ce chapitre final !
Prendre place dans cette salle, ressentir l’effervescence ambiante et observer la diversité des participants venus de nombreux horizons a été un moment fort inspirant.

🌿Une démarche de cœur, d’exigence et de transmission
Si j’ai choisi de participer à cette aventure, ce n’est ni par quête de victoire, ni par prétention.
Loin de moi l’idée de me proclamer « maître calligraphe ».
Dans les arts traditionnels, la maîtrise est le travail de toute une vie : elle demande de connaître sur le bout des doigts les styles canoniques (comme les Al-Aqlam Al-Sittah), alors que pour ma part, je me concentre essentiellement sur le style Naskh et le lettrage contemporain que j’applique sur mes toiles et mes vases.
Je me considère simplement comme une élève permanente, heureuse de transmettre ce que j’ai eu la chance d’apprendre au cours de mes stages et de mes formations.
Un message pour mes enfants
En m’inscrivant à ce concours, je voulais avant tout transmettre une leçon essentielle à mes enfants : leur montrer que la calligraphie arabe est un art d’exigence, de patience et de discipline où rien ne s’acquiert dans la facilité.
Mais surtout, je voulais leur prouver que l’important n’est pas de chercher à gagner à tout prix, mais de participer avec sincérité, de s’investir pleinement et d’honorer le beau.
La calligraphie est un cheminement sans fin où l’on apprend chaque jour. Merci à toutes les personnes qui soutiennent cette démarche et font faire un pas de plus à cet art ancestral !
💬Et vous, quel rapport entretenez-vous avec la création artistique ou l’apprentissage d’un savoir-faire ? Au plaisir de lire vos impressions en commentaire !
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